ce sont des moment ou contrairement aux idées reçu , ce n'est pas le ganadero qui a le pouvoir mais l'animal dominant ( chez moi : guerrera ) qui
vous donne la permission de vous approchez .
car lorsque les autres sente que guerrera est d'accord elles s'approchent sans craintes
c'est pour des moments comme cela que ce métier est merveilleux et qu'on se langui le jour suivant .
c'est 400m2 de luzerne tous les deux jours alterné avec un ballot de foin sec
fauché
chargé
et là c'est la récompense , pouvoir les toucher , ou plutôt les pousser et les voir se régaler !
PELEA TRES GOURMANDE
GUERRERA DU COIN DE L'OEIL
ON PARTAGE
TRIANA TOUJOURS AUSSI CURIEUSE
TIRE LA LANGUE
SIFFLER EN TRAVAILLANT !
aprés deux ans de travaux , c'est en fin de matinée LUNDI 29 SEPTEMBRE 2008 qu'avec mon père , je suis allé chercher les trois premières bêtes .
il s'agissait de trois vaches de 2 ans d'origine victoriano del rio ( domecq ) qui appartenaient au maestro numéro 1 français : sébastien CASTELLA
ce fu tvraiment un coup de foudre car il y en avait d'autres mais celles qui m'avaient attiré par leurs comportements étaient ces trois vaches .
plusieurs signes de bravoure avaient attiré mon attention :
lorsque j'étais allé les voir elles s'étaient mises aux avants postes sans reculer d'un pouce lorsque je m'avançais vers elles alors que toutes les autres parraissaient paniquées , le jour de
l'embarquement ce sentiment se confirma car elles passèrent toutes les portes même celles du camion sans la moindre hésitation.
de gauche à droite : TRIANA , ESTRELLA , PELEA qui s'est imposée comme la meuneuse
c'est le moment de remercier tous ceux qui m'on aidé :
à commencer par mon père qui a eu la patience d'attacher chaque fils barbelets à chaque piquets et qui était là pour m'encourager à planter les piquets
quand je n'en pouvais plus .
mon beau père qui m'a fait confiance et qui m'a aidé quand j'était bloqué
mon frère et ses amis qui ont tout fait pour me trouver du matériel ( poutre , bétaillere , planche ... )
et ma tronçoneuse qui m'a beaucoup aidé ! lol
avant de pouvoir mettre le moindre animal il fallut donc dégager les espaces en sortant des ronciers un nombre impressionant d'arbres morts et toute sorte de
déchets déposés à la sauvage pendant dix ans où les terres ont été laissées à l'abandon .
le travail fut très long car j'étais seul et équipé d'une simple tronçoneuse et de mon pick up pour le faire , mais à chaque champ dégagé , je gardais le moral car je pouvais dans mon
imaginaire voir mes futurs toros dans les prés
pas facile de tenir un tronc d'arbre d'un bras et le téléphone portable de l'autre !
LA CREATION DE LA PREMIERE GANADERIA DE CORRO FRANCAISE
Depuis tout petit , ma vie a toujours été liée aux toros de combat et mon rêve a toujours été de devenir ganadero .
Mais à cette époque c'était inconcevable .
A l'âge de 6 ans j'ai eu la chance que mon père travaille pour les arènes d'Arles . Il était gardien des toros de la férias aux anciens corrales d'Arles .Ce fut une époque extraordinaire car mon père était avec eux 24 heures sur 24 ainsi que mon frère et moi. C'était un peu comme s'ils nous appartenaient et les jours de corrida c'était non sans un pincement au coeur que nous les regardions partir au combat . A quelques mètres de là se trouvaient les anciens abattoirs. Et à leurs retours nous regardions leurs oreilles pour savoir s'ils avaient été bons . C'était la grande époque qui allait révolutionner la tauromachie , avec l'un des plus grands toreros de tous les temps : PACO OJEDA.
A l'adolescence le seul moyen que j'avais de me rapprocher des toros était de devenir torero mais ma mère refusait fermement qu'un de ses fils risque sa vie . Il faut dire que nous avions vécu en direct quelques années plus tôt la mort des toreros PAQUIRRI et YIYO .
Alors il me fallut attendre l'âge de 18 ans pour m'inscrire dans une école taurine avec l'aide de mon oncle José . Ce fut au centre français de tauromachie . C'était assez fabuleux de me retrouver en piste sous le regard des autres . Ce furent sept années de bonheur , de souffrances , d'illusions , de blessures puis de désillusions .Avec le recul et l'âge, je me rends compte que je n'aurais jamais pu devenir figura car le fait de tuer cet animal était assez dur pour moi .
Quelques années plus tard , mon frère désespérant de me voir loin des pistes me fit découvrir une discipline qui enflammait l'Espagne: c'était le Récorte . Nous avons décidé donc de créer le premier groupe de récortadores français . Mais bien qu'étant en contact avec les toros , ça ne l'était pas assez souvent .
Il me restait donc à me lancer ganadero .
Il me paraissait un peu trop facile d'acheter 25 vaches et un étalon dans une ganaderia et les faire passer pour les miens car tu as beau les nourrir , les soigner ils resteront toujours le fruit
du travail d'un autre . alors mon premier souhait était : par divers croisements réfléchis de créer un toro qui me ressemblait , qui réunissait toutes les qualités qui pour moi ,étaient
essentielles .
Le chemin fut long mais aujourd'hui je me lance dans la plus fabuleuse aventure de ma vie .
C'est en octobre 2006 que je pris la décision de me lancer avec l'aide de mon beau père qui accepta de me louer ses terres , terres qui à ce moment là ressemblaient plus à la forêt
vierge qu'à des pâtures ,
d'ailleurs seul un fou comme moi pouvait à ce moment là imaginer y mettre des toros .